dimanche 15 avril 2018

Sabre et goupillon ?

Macron fait des mamours aux catholiques, ce qui reste un peu choquant dans une république où état et églises sont sensés être séparés. Plus que l'ambiguïté du "lien" qui se serait abîmé, finalement, ce qui choque, c'est l'adresse aux catholiques, dans une république laïque
Ceci dit, si Macron compte sur les cathos de gauche résiduels, il va avoir du mal à les attirer : sa loi sur l'immigration, qui durcit fortement l'attitude vis à vis des migrants, et même envers les candidats au statut de réfugié, au prétexte d'accélérer les procédures, a provoqué honte collective et indignation.

Globalement, c'est le sabre qui l'emporte, pas seulement le sabre en bois vis à vis de la Syrie (une interventionnette, juste pour sauver la face, sans faire trop de peine aux Russes et à leurs alliés Syriens), mais surtout la brutalité déployée sur le terrain et au parlement. Qu'on en juge :
*   bruit de bottes dans le bocage et démolitions musclées pour que force reste à la loi sans laisser le temps aux esprits pour passer de l'illégalité à une forme plus admissibles de contre-société.
*   démolition bulldozer du statut des cheminots, sans que l'ouverture à la concurrence ne le justifie, et sans que le problème de la dette ne soit véritablement traité. Et avec un passage aux ordonnances précipité et dans un flou qui marque l'impréparation du gouvernement face à ce dossier.
*   politique inhumaine vis à vis de l'immigration, et in fine inefficace, faute de traiter le fond
*   expulsions musclées des étudiants occupants

Dans tout cela, et ce qui a précédé, difficile de trouver quelque chose qui ne soit pas tagué "droite".

jeudi 5 avril 2018

Concertation ?

Une technique et un scénario bien rodés

La méthode est maintenant bien rodée :
On annonce un projet de loi, au moins dans ses grandes lignes, et souvent en plus détaillé. On annonce aussi qu'il y aura concertation.
Les partenaires protestent : "le texte est ficelé, la concertation bidon". Ils y vont quand même. 
Indéniablement, le pouvoir les écoute ; mais c'est une technique paratonnerre : on gomme les aspects qui font le plus hurler, aux dépends du reste. On donne quelques grains à moudre à certains, histoire de fissurer le front des opposants.
Et grâce à la majorité des godillots aux discours clonés, on fait passer le texte initial à quelques chouïas près

Exemple : les cheminots 

Pour des raisons idéologiques,  faire sauter tout ce qui protège des salariés, flexibiliser voir précariser le salariat (comme l'a fait la loi travail en facilitant considérablement le licenciement au bon vouloir de l'entreprise), le gouvernement a attaqué de front les cheminots en annonçant la suppression du statut. C'était même un souffle polaire au début : on ne précisait nique seuls les nouveaux embauchés seraient exclus du statut, ni comment cela allait se passer pour des personnels dont les lignes ou les créneaux ne seraient plutôt exploités par la SNCF. 
Chiffon rouge, donc, au début puis paroles moins hostiles et plus prudentes : la population n'est pas vraiment hostile aux cheminots (on a peine à se les imaginer en privilégiés !) et des attaques trop violentes contre eux risqueraient de faire perdre au gouvernement la bataille de l'opinion. Évidement, comme tous les gouvernement de droite avant Macron, on essaye d'opposer usagers et agents.
Et puis maintenant, évidemment, on assouplit le discours : après le froid, on souffle du tiède, mais le fond demeure.
L'issue est certaine : in fine il fera passer sa loi après avoir ameubli le terrain, ce qui permettra de labourer encore plus profond, la prochaine fois.

Victoire à la Pyrrhus ?

Mais ce qui est moins certain, c'est le résultat au niveau de l'opinion publique : un grève plus intelligente que d'habitude, très suivie, qui gêne moins les usagers qu'en 65. Un discours du gouvernement qui passe de plus en plus mal : comment diable le statut peut-il expliquer la situation très mauvaise du service public ? Le discours des syndicats est beaucoup plus crédible aujourd'hui et la presse le relaie de mieux en mieux. En plus le rapprochement de ce qui se passe à la SNCF avec la situation d'autres services publics, comme la justice, comme les hôpitaux, comme l'université, rend patent que le "ni droite ni gauche" est économiquement libéral et anti services vraiment publics.

Faible compétitivité de la SNCF ?

L'alibi de Macron pour détruire le statut est le renchérissement des coûts qu'il causerait face une concurrence allégée de ce "fardeau". Cet argument peut être contré à plusieurs niveaux.
D'abord, s'il est probable que le coût de transport ferroviaire en France est plus élevé, encore faudrait analyser sérieusement, c'est à dire poste par poste, d'où viendrait ce surcoût. En particulier : impact de la dette ???
Ensuite, la libéralisation du marché de l'énergie ne s'est pas accompagnée d'une casse sociale comme celle qui a eu lieu à France Télécom et que le gouvernement veut imposer à la SNCF.
En fait le statut a été étendu à tous les acteurs potentiels du marché de l'énergie : une sorte de convention de branche. Pourquoi ne pas pousser les feux de la convention similaire en préparation pour le rail ??? Cela permettrait de mettre les entreprises œuvrant sur le rail hexagonal, sur un pied d'égalité.
Autre aspect sur lequel le gouvernement est d'une grande discrétion : quand on parle de concurrence, il faudrait aussi traiter de la concurrence rail-route !! Dumping européen qui n'est que partiellement maîtrisé pour les salaires et très faible participation du transport routier aux investissements routiers : à quand les portiques pour le transport à longue distance ????












dimanche 31 décembre 2017

Houdini !

Une maîtrise de la com étonnante !

En cette fin d'année, on peut tirer un premier  bilan.
Si  l'on s'intéresse au contenu et à la réalité des choses plus qu'aux discours, force est de constater que le nouveau président tranche avec ses prédécesseurs.
Ce n'est pas tant le fond  - un libéralisme assumé - qui surprend, que la capacité a faire passer des vessies pour des lanternes.
La technique est presque imparable : des mesures qui prises globalement vont dans un sens, disons à droite pour simplifier, saupoudrées de petites mesures qui vont dans l'autre sens, et un discours presque parfaitement maîtrisées (quelques petits couacs ministériels de temps en temps) qui donne l'impression d'un savant équilibre, ni droite ni gauche.

Quelques exemples, parmi les plus significatifs.

Fiscalité

Une fiscalité très favorable aux détenteurs de capitaux, dont la suppression de l'ISF n'est qu'un aspect emblématique, et dans l'autre sens des allégements de cotisation et l'extension de l'exonération des la taxe d'habitation. Mais quand on fait le bilan global de la nouvelle politique des charges et de la fiscalité, on constate que les mesures bénéficient très largement aux 1%, voire au 1/1000 les plus riches. Et encore faudrait-il prendre en compte la baisse des APL aujourd'hui et encore plus demain.

Loi travail

Pour mémoir : globalement, déplacement du curseur  du code du travail aux dépends des salariés.

Emplois aidés et lutte contre le chômage

Baisse drastique des emplois aidés, accusés d'être inefficaces, alors qu'ils ont permis à bien des personnes de sortir leur tête de l'eau contre une promesse de réformer la formation continue.
Le tout, en plus,  au détriment du secteur associatif et des collectivités territoriales.
Et pour parachever le tout un projet déjà bien avancé de renforcer le contrôle des chômeurs.
France terre d'asile
D'un côté un discours humaniste (personne ne couche dehors ... fin 2017), et de l'autre une politique de plus en plus répressive, assumée par Gérard Collomb : chasse aux migrants côté Calais, avec destruction des couvertures voire des biens des migrants, menaces aux humanitaires, inspections dans les foyers d'urgence, au grand dam des associations d'aide aux migrants et aux sans domicile.
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mardi 26 septembre 2017

Plus fort que Hollande !

Le rejeton dépasse le maître. Ceux qui désespéraient de Hollande sont dans une rage froide ou une torpide désespérance. Ceux qui, dans ce qui s’appelait la gauche, ont voté Macron, par peur de la brune Le Pen, ou dans l'espoir d'un renouveau politique détournent les yeux, cherchent une alternative. Le ni droite, ni gauche, apparaît pour ce qu'il est : un techno-libéralisme assumé. Le prince basilic, pourfendeur des fainéants qui ne veulent pas être ni taillables, ni corvéables à merci, apparaît comme le pur produit des strates de la technocratie financière.
Oui Macron et ses députés ont été démocratiquement élus, et les mesures qui ont été annoncées sont pour la plupart cohérentes avec son programme. Mais considérer l'onction démocratique comme un blanc-seing rappelle furieusement le discours d'un certain Sarkozy.
Mais cette politique, outrageusement libérale sur le plan  économique, ouvre un espace à conquérir par une gauche ... à recréer  à partir du champ de ruines du PS, des Verts et du PC. 
Vivre c'est espérer !

Petit florilège, par thème, des premiers pas du gouvernement Macron 

Droit du travail 

 Les ordonnances parachèvent ce qu Valls n'avait pas osé faire : plafonnement très bas des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif. En clair la possibilité de congédier sans risque et à coût réduit tout salarié coupable de déplaire au chef, tout salarié dont les résultats seraient jugés insuffisants ou les absences trop nombreuses, les plus faibles, les seniors, voire les femmes avec enfants en bas âge. Autrement dit la précarisation du CDI. 
La seule issue en cas de licenciement abusif : plainte en justice, aléatoire, pour harcèlement moral ou sexuel.
Flexibilité et précarisation également accrues avec l'extension des contrats de mission : cela va fonctionner comme un allongement des périodes d'essai.
En contrepoint, il y a la règle des accords majoritaires en entreprise et l'inversion des normes est "modérée" : extension du champ des accords de branche : probablement le plat de lentilles pour FO. 

Autre aspect, qui plait aux patrons mais dont les conséquences sont difficiles à prévoir sans la parution des décrets d'application : la fusion de tous les organes statutaires en un seul monstre où tout sera débattu. Le résultat peut être un organe qui ne fera que survoler les problèmes, faisant passer au second plan l'hygiène et la sécurité, alors que les lois précédentes avaient considérablement renforcé leur rôle et leurs prérogatives. Ce peut être aussi une professionnalisation excessive  des délégués transformés en électrons libres, coupés de leurs collègues et des syndicats. 

 Emplois aidés

Une vraie saloperie perpétrée au cœur de l'été. On peut comprendre qu'il faille réexaminer les nombreux dispositifs concernés. Mais là, on ôte l'espoir de centaines de milliers de personnes qui commençaient à retrouver le goût du travail utile et à émerger du statut de pauvre assisté.
Certes les gouvernements précédents avaient usé et abusé des emplois aidés pour dégonfler les statistiques du chômage, mais beaucoup d'emplois aidés s'accompagnent de formations qualifiantes et permettent aux associations et aux collectivités locales de rendre un service utile, voire indispensable, difficilement finançable par ailleurs. Le mécanisme des emplois aidés fonctionnait comme un mécanisme de redistribution et était essentiel pour lutter contre la fracture sociale entre les banlieues et les centres d'agglomération, entre les métropoles et les zones rurales prolétarisées.

Fiscalité

Youpi ! Moins d''ISF pour les plus riches au portefeuille d'actions bien garni, éventuellement détenteurs d’œuvres d'art, de voitures de luxe ou de sport, de yacht  Une flat tax à 30% bien en dessous des tranches les plus hautes de l'impôt sur le revenu. Une CSG qui va peser le plus sur les retraités aisés sans être riches pour autant... Une fiscalité de classe.

Enseignement

Si réaction a un sens, c'est bien celui de la politique de l'enseignement actuelle : son seul moteur, défaire ce qui a été fait sous Hollande, sans aucune concertation, et brutalement. Exit la semaine de cinq jours. Exit à terme des NAP. Mais rien sur la carte scolaire. Confortation des classes d'élite...
Dotations en baisse pour les universités et remise en cause du "droit" à l'enseignement supérieur, qui fonctionnait souvent, il est vrai, en voie de garage temporaire.

Écologie

Combien de temps tiendra Hulot avec un CETA qui fait fi des normes écologiques, avec les autorisations de recherche prétrolière, et surtout avec la suppression brutale des subventions de maintien pour les agriculteurs bio, pressés d'être r

Logement

Couac sur les appels, accusés d'être la cause de la hausse de l'immobilier : 5€ en moins pour tous, qui se traduisent pour certaines par une perte de 16€ (l'APL n'est versée que si son montant dépasse 12€).
Repenser le dispositif ? Pourquoi pas ! Mais là il s'agissait de racler les fonds de tiroir, sans réflexion autre que financière.
Le plus grave : une pression sans précédent sur l'habitat social, qui doit compenser la baisse des APL par une baisse des loyers, handicapant ses capacités d'investissement + des mesures  fleurant la privation à terme du secteur. 

Sécurité

Légalisation des mesures administratives d'urgence avec quelques garde fous bien faibles. On entérine un nouveau recul du pouvoir judiciaire, mettant ainsi un peu plus en question l'état de droit. Avec une chambre des députés ravalée au rang de chambre d'enregistrement, et un pouvoir judiciaire qui s'effrite, pas à pas, on va vers un nouveau despotisme.

Collectivités locales

Un jacobinisme assumé ! Doux étranglement des collectivités locales, que l'on prive de diverses subventions et des emplois aidés. 
Étatisation de la taxe d'habitation, compensée dans un premier temps... mais combien de temps ?
Recul sans précédent des subventions pour la "politique de la ville".
Pas de quoi s'étonner des résultats des sénatoriales !

samedi 10 juin 2017

Macron, c'est non ! Il est encore temps de chercher à faire contrepoids ...

L'échiquier politique

Macron ? Droite ou gauche ?
La question n'a pas véritablement de sens.
L'esprit humain, face à la complexité, a tendance à se réfugier dans le simplisme, et étiqueter quelqu'un comme étant de gauche, de droite ... ou du centre est par trop réducteur. C'est réduire l'espace politique à une ligne uni-dimensionnelle. 
Par exemple, on peut très bien être conservateur au plan des meurs sociales et défendre une politique sociale "socialiste". A contrario, on peut avoir l'esprit ouvert en matière de meurs et être à fond pour la liberté des entrepreneurs d'embaucher et de débaucher leurs salariés.
Autre dimension : du protectionnisme franco-français à l'ouverture totale des frontières, en passant par un protectionnisme européen et une plus grande ouverture au sein de l’Europe.

Et Macron dans tout ça.

En apparence un discours pré-électoral plutôt au centre sur bien des sujets.
Malheureusement, les premières mesures ne sont pas franchement empreintes des valeurs attribuées à la "gauche".
  • une loi travail qui détricote un peu plus les droits des salariés, qui achève ce qu'Hollande n'avait fait qu'esquisser, avec le risque d'une précarisation accrue (CDD "libéralisé", limitation des indemnités en cas de licenciement abusif, politique d'entreprise privilégiée et donc dépendant du rapport de forces interne à l'entreprise)
  • RAZ dans l'éducation nationale allant dans le sens d'une éducation à plusieurs vitesses, remettant en cause les maigres acquis précédents des ZEP ...
  • et la dernière en date : la quasi intégration des règles de l'état d'urgence dans la loi ... ce qui permettra de transformer les règles d'exception en règles "normales"
Et rien qui ne semble de nature à réduire les fractures sociales et les inégalités : le populisme d'extrême droite ou d'extrême a de beaux jours devant lui, car il pourra s'appuyer sur la misère grandissante des laissés pour compte.

Tenter de faire contrepoids 

Toutes les projections font d'"en marche" le grand vainqueur des législatives.
Faut-il voler au secours de la victoire ???
Assuré d'une majorité confortable, avec des candidats souvent étiquetés "à droite" dans le passé, il est à craindre que les premières mesures annoncées soient suivies d'autres de la même veine.
Il faut que les valeurs de justice sociale puissent se faire encore entendre à l'assemblée nationale ...
C'est ce qui devrait guider dans leur choix ceux qui sont attachés à ces valeurs.


jeudi 11 mai 2017

Ni ... Ni ...

Commençons par le PS.

Sans surprise, celui-ci a adopté une position ni ni : ni soutien aveugle à Macron, ni opposition systématique. C'était en effet la seul option possible. Sauf que, d'un côté Cazeneuve, sensé conduire la campagne socialiste est dans le registre du soutien un peu critique, et Hamon dans celui de l'opposition résolue. Et quand à la "gauche" du PS, elle est déjà en train de s'éclater : un mouvement lancé par Aubry et Hidalgo, un mouvement annoncé par Hamon (qui rêve encore de rallier Mélanchon qui lui-même vient de lui proposer de se rallier à lui-même !).
Bref les manœuvres pré congrès d'un parti peau de chagrin ont commencé.
Dans le même temps le tribun furieux est tout à sa haine du PS et aussi du PC : la vengeance de Trotsky ! Nul n'aurait imaginé un tel succès des Lambertistes, passés de l'entrisme (au PS essentiellement) à la création d'un nouveau parti, mais reposant tout entier sur un seul homme. L'atterrissage de ce dernier à Marseille, face au Hamoniste Menucci en dit long sur le personnage : tuer tout ce qui reste au PS, au risque d'ailleurs de se suicider politiquement.

Ensuite la gauche !

Morcellement extrême : par exemple sur la circonscription de Bourg la Reine, Sceaux, Chatenay, Antony, c'est de 5 candidats de gauche dont on parle : PS, EELV, un Mélanchonien, une personnalité démocratique soutenue par le PC, et un MRC. Autant dire que le second tour se fera nécessairement entre un(e) Macroniste (teintée à droite d'ailleurs) et un LR  (Le Pen n'a pas de bon score dans nos villes aisées).
Plus généralement, l'extrême division de la gauche amènera un laminage complet du PS, et pour l'essentiel, soit des triangulaires  FN, LR, Marcheurs, soit des duels FN Marcheurs.
Dans ces conditions, on peut dire que la gauche désunie rend un immense service à Macron en lui permettant une vraie majorité, aidée par le réflexe "légitimiste" de bien des électeurs (donner au Président une majorité pour gouverner).
De quoi désespérer ce qui reste du peuple de gauche, et de tous ceux dont les valeurs premières restent la solidarité, l'égalité, dans le respect des libertés, et qui ne se retrouvent pas dans le programme néo-libéral du Président.

La seule solution

La seule solution pour éviter la catastrophe, c'est un accord PS-Vert, dans la continuité de l'accord de la présidentielle. Et si l'on rêve un peu, PS-Vert-PC :, une union de la gauche portion congrue.
Mais la raison n'a pas sa place et ne rêvons plus. Les jeux sont faits et les logiques de morcellement sont trop fortes.

jeudi 4 mai 2017

Tombe le masque

Le pugilat d'hier soir a probablement assuré la victoire de Macron : s'il n'a pas été excellent, son adversaire Le Pen a ruiné ses chances d'être élue. Elle a réussi à réduire à néant tous ses efforts pour dédiaboliser le FN. Invectives, anathèmes, attaques ad hominem, insinuations, mensonges éhontés, méconnaissance de ses propres dossiers : une experte en Trumperies.
La figure avenante n'était que le masque de l'extrême droite paternelle, et hier soir ce masque s'est brisé, révélant la réalité du FN.
Une arrivée au pouvoir de ce parti signerait la fin de la démocratie, l'ère du mensonge, de la haine, des discriminations et des persécutions : le fumet du fascisme. Que les jeunes générations, dont les parents n'ont pas eu à souffrir de la guerre, du nazisme, du pétainisme, préfèrent se réfugier dans l'abstention ou le vote blanc, plutôt que de voter pour le néo-libéral Macron, je peux le comprendre. 
Mais Mélenchon, Debray et quelques autres  pseudo intellectuels de gauche ?
Que Mélenchon refuse de donner une consigne de vote : je comprends ; il n'est pas propriétaire de ses électeurs. Mais refuser d'indiquer son choix ? Est-ce à dire que Mélenchon, Debray et quelques autres s'en accommoderaient, pratiquant la politique du pire.
Sans réaliser que le FN au pouvoir, c'est un aller sans retour.